Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /Sep /2009 23:53

Le constat amiable

En cas d'accident matériel, il est conseillé de remplir un constat amiable qui permettra d'établir les responsabilités des conducteurs. Il est conseillé de posséder ce document dans le véhicule. Remplir un constat amiable


constat

Avant de remplir le constat

- Restez calme et courtois,
- S'il y a des blessés, prévenez ou faites prévenir le SAMU, la police (accident en ville) ou la gendarmerie (accident en campagne),
- Signalez l'accident par les feux de détresse et le triangle de présignalisation qui doit être placé à au moins 30 mètres de l'accident et visible à 100 mètres,
- Faites assurer la circulation et dans les cas où vous êtes obligé de dégager la chaussée, marquez à la craie l'emplacement des véhicules et des traces,



Au moment de remplir le constat

- Recherchez les témoins et notez leurs coordonnées dans la rubrique 5,
- Présentez vos papiers (carte grise, attestation d'assurance, permis de conduire) à l'autre conducteur et demandez-lui les siens,


constat europeen

- Ne remplissez que le recto du constat, seules les indications de cette page servent à déterminer les responsabilités,
- Signez et faites signer le constat par l'autre conducteur. Attention, votre signature atteste de l'exactitude des circonstances de l'accident, et il ne sera plus possible de contester son contenu.
- Si l'autre conducteur refuse de signer, notez le numéro de son véhicule et contactez votre assureur.

Après l'accident

- Séparez les deux exemplaires et remettez un des feuillets à l'autre conducteur.
- Remplissez le verso du constat et remettez-le à votre assureur dans les 5 jours ouvrés.


Quelques judicieux conseils

- Ne remplissez pas des mentions ne correspondant pas à la réalité,
- Ne vous engagez pas sur la prise en charge injustifiée des dommages adverses,
- Ne cochez que les mentions se rapportant à la manoeuvre que vous faisiez au moment de l'accident,
- Ne laissez pas l'autre conducteur remplir seul le constat,
- Ne remettez aucun document en blanc à l'autre conducteur,
- Ne refusez pas de remplir le constat mais formulez vos réserves si nécessaire,
- Remplissez consciencieusement le constat pour éviter de se voir imputer des responsabilités injustes,
- Utilisez un stylo à bille qui rendra le double plus lisible.

Le constat est européen, donc valable sur l'ensemble du territoire de la communauté européenne. La photo ci-dessous représente le constat amiable français.

constat detail

C'est un document officiel qui sert à déterminer les responsabilités des conducteurs suite à un accident matériel. Il peut avoir une incidence sur votre bonus et sur le montant de l'indemnisation. Dans votre intérêt, il est indispensable de le remplir correctement. Voici quelques explications pour mieux vous faire connaître ce document

constat vehicule A

Vous pouvez prendre indifféremment la colonne bleue (véhicule A) ou la colonne jaune (véhicule B) car ces deux colonnes sont identiques. Attention, lorsque vous avez choisi une colonne, veillez à compléter les mentions qui concernent cette colonne. N'oubliez pas que vous pouvez être en état de stress et que des erreurs sont envisageables.

RUBRIQUE 8 : LA SOCIETE D'ASSURANCE Recopiez les mentions figurant sur l'attestation d'assurance et n'oubliez pas de mentionner le nom et l'adresse de votre agent ou du courtier local. N'oubliez pas d'inscrire votre numéro de contrat.

RUBRIQUE 9 : LE CONDUCTEUR Recopiez les renseignements figurant sur votre permis de conduire.

RUBRIQUE 10 : LE POINT DE CHOC INITIAL Indiquez par une flèche le point de choc initial. Cette indication permet de déterminer les responsabilités. Elle n'a pas pour vocation de représenter les dégâts.

RUBRIQUE 11 : LES DEGATS APPARENTS C'est dans cette rubrique que vous devez lister les dégâts apparents. Vous pouvez mentionner " sous réserve d'examen approfondi du garagiste " pour éviter les litiges.

RUBRIQUE 14 : LES OBSERVATIONS Mentionnez toutes les précisions complémentaires sur les circonstances de l'accident, les désaccords avec l'autre conducteur ou les faits qui ne sont pas prévus par le constat.

constat centre

Cette colonne comporte 17 cas représentant succinctement les circonstances d'un accident. Bien entendu, dans certains accidents, plusieurs cases peuvent être cochées. Attention, les erreurs ou les omissions peuvent fausser les responsabilités.

LES CASES DELICATES

1. Le stationnement est différent de l'arrêt. Un véhicule à l'arrêt est stoppé momentanément et le chauffeur reste au volant ou à proximité de son véhicule.

8 . Cochez cette case si vous avez percuté le véhicule devant vous.

13 . Cette case doit être cochée si le conducteur change de direction dans une intersection ou pour s'engager sur un lieu privé. Attention, cette case ne doit pas être cochée lorsque la route fait une courbe.

17 . Le signal de priorité peut être un panneau ou un feu tricolore.

N'oubliez pas d'indiquer le nombre de cases cochées.
Si aucune case n'a été cochée dans une colonne, indiquez au bas de cette colonne 0.

 

RUBRIQUE  : CROQUIS DE L'ACCIDENT

Ce croquis est très important pour confirmer les circonstances de l'accident et la position des véhicules au moment du choc. Il faut qu'il soit clair, simple, précis et complet.

constat croquis Pour ce faire, il faut positionner les véhicules avec précision, en mentionnant les axes médians et la signalisation routière.


RUBRIQUE  : SIGNATURE DES CONDUCTEURS

Signez et faites signer l'autre conducteur.

constat signature

Attention, votre signature vous engage sur l'exactitude des données mentionnées sur le constat. Une fois signé, vous ne pourrez plus r ien modifier et les mentions ne seront plus contestables.



Le code des assurances

Une loi du 8 novembre 1955 a décidé la codification de l'ensemble des textes concernant l'industrie de l'assurance. Les travaux de codification ont pris environ 20 années et c'est le 16 juillet 1976 seulement que naissait le code que nous connaissons aujourd'hui.

Il se présente sous la forme d'un volume d'un millier de page divisé en 3 parties classées dans l'ordre hiérarchique qui résulte de notre système constitutionnel (lois, puis décrets et enfin arrêtés).

Ses articles sont précédés de la lette "L" pour la partie législative (d'origine parlementaire), de la lettre "R" pour la partie décrets et de la lettre "A" pour la partie arrêtés.

Chacune de ces 3 parties est divisée en 5 sous-parties, appelées "Livre" :
- le Livre I décrit le régime général du contrat d'assurance,
- le Livre II, très incomplet, traite de 4 assurances obligatoires (environ 95 au total),
- le livre III précise les régimes administratif, financier, comptable et statistique des entreprises d'assurances,
- le Livre IV est consacré à diverses institutions et entreprises d'assurance à statut particulier,
- le Livre V régit la présentation des opérations d'assurance, notamment par les agents généraux et les courtiers



Par Gégé C - Publié dans : la sécurité sur la route - Communauté : Sécurité
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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /Sep /2009 23:50

Règle

Vous devez toujours rester maître de votre vitesse et de votre véhicule. Cela signifie qu'il faut respecter les limitations de vitesse, mais aussi adapter sa vitesse aux circonstances (météo, état de la route, densité de circulation...).


Les vitesses maximales autorisées :


securite-routiere.fr, réglementation, securite-routiere.fr securite-routiere.fr, réglementation, securite-routiere.frPour les jeunes conducteurs :

securite-routiere.fr, réglementation, securite-routiere.fr  

Pour les conducteurs expérimentés :

securite-routiere.fr, réglementation, securite-routiere.fr



Par Gégé C - Publié dans : la sécurité sur la route - Communauté : Sécurité
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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /Sep /2009 23:41

La violence du choc

Le port de la ceinture est obligatoire pour le conducteur, et les passagers avant et arrière d'une voiture ou d'une camionnette.

ceinture de sécurité


Les enfants de moins de 10 ans doivent être à l'arrière dans un dispositif homologué adapté à leur âge et à leur morphologie.

Les dispenses permanentes

- les personnes ayant un certificat délivré par la commission médicale de la préfecture,
- les conducteurs de taxis en service,
- les personnes dont la taille est inadaptée,
- en intervention d'urgence, pour tout conducteur ou passager des véhicules des services
de police, de gendarmerie, des douanes, de lutte contre l'incendie, ainsi que les véhicules des unités mobiles hospitalières et des ambulances.

Les dispenses uniquement en agglomération

- le conducteur et le (ou les ) passager(s) avant des véhicules effectuant des livraisons de porte à porte,

ceinture de sécurité


- le conducteur et le (ou les ) passager(s) avant des véhicules des services publics dont le travail nécessite de s'arrêter fréquemment.

Par Gégé C - Publié dans : la sécurité sur la route - Communauté : Sécurité
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 23:57

 

15, 17, 18...

Alerter les secours


Pourquoi alerter ?


L'action des premiers témoins, même si elle est accompagnée de gestes d'urgence permettant de

préserver les victimes, n'est pas suffisante. Les premiers témoins doivent donc s'assurer que les

secours appropriés sont prévenus. L'alerte permettra ainsi une arrivée rapide de moyens de secours

adaptés à la situation.


Qui alerter ?


En France, il existe trois numéros de téléphone d'urgence, correspondant à trois services : le SAMU,

les pompiers, les forces de l'ordre. Ces services sont accessibles 24 h/24.


SAMU (15) Le SAMU a la charge des problèmes médicaux urgents.

POMPIERS (18) Les pompiers doivent être prévenus lorsqu'on a besoin de secours non médicaux, par exemple en cas d'accident de la circulation, incendie...

FORCES DE L'ORDRE (17) Le 17 doit être prévenu dès que la situation présente un trouble pour l'ordre public. Le 17 correspond à la gendarmerie ou à la police nationale.



Est-ce grave si je me trompe de numéro ?


Non. Les trois services d'urgence (15, 18, 17) sont interconnectés et travaillent en étroite

collaboration. Votre message d'alerte sera répété au service adapté.

Par ailleurs, rappelez-vous qu'il ne faut jamais hésiter à appeler. Si dans une situation donnée vous

hésitez à appeler les secours car vous ne savez pas si cela sera utile, appelez quand même. Votre

interlocuteur saura ce qu'il convient de faire.


Comment appeler ?


Les numéros peuvent 15, 18, 17 peuvent être appelés d'un téléphone au domicile d'un particulier, ou

de n'importe quelle cabine publique. Avec les téléphones à carte, il n'est pas nécessaire de posséder

une carte : composez directement le numéro d'urgence sur le clavier. Dans certains téléphones à

pièce, il faut introduire une pièce pour avoir la tonalité. Elle est restituée à la fin de la communication.

L'appel est gratuit (sauf sur certains réseaux de téléphone mobile).

Sur autoroute et certaines routes à grande circulation, vous pouvez utiliser les bornes d'appel

d'urgence oranges situées au bord de la route, en général tous les 2 kilomètres. Dans certains lieux

particuliers (par exemple le métro), il existe des interphones pour alerter le service de sécurité.


Que faut-il dire au service de secours ?


Le message d'alerte doit être aussi précis que possible. Il ne faut jamais oublier que le service de

secours n'a absolument aucune idée de ce qui se passe près de vous. Les moyens de secours qui

seront envoyés dépendent donc de ce que vous allez dire.

Pour se faire entendre, il est important de parler clairement et calmement. Voilà ce qu'il faut dire, de

préférence dans cet ordre.

Identifiez-vous.

Donnez votre nom, et le numéro de téléphone d'où vous appelez. Ce dernier permettra aux

secours de vous rappeler, par exemple en cas de problème pour trouver l'endroit

Expliquez où vous êtes et comment accéder au lieu de l'accident

Donnez l'adresse précise de l'endroit où vous vous trouvez. N'oubliez pas la commune. Si

vous vous trouvez au domicile d'un particulier, précisez comment on peut accéder (n° de la

porte, étage, code de l'interphone s'il y en a un à l'entrée...)

Donnez la nature de l'accident

Expliquez s'il s'agit d'un accident domestique, de la circulation, un malaise sur la voie

publique, une personne malade chez vous... Décrivez précisément ce qui s'est passé.

Précisez le nombre et l'état apparent des victimes.

Décrivez ce que vous avez vu, si possible :

le nombre de victimes

leur sexe et âge approximatif

leur état apparent (parle, saigne, transpire, respire...) Essayez de ne pas utiliser de termes

médicaux.

leur position : debout, assis, couché sur le ventre, couché sur le dos, allongé sur le côté...

les gestes effectués et les mesures prises par vous-même ou par les tiers présents

Précisez s'il y a des risques persistants

Par exemple un risque d'effondrement, d'incendie, d'explosion, de collision...

Ne raccrochez pas le premier

Attendez les instructions du service de secours.


Quelques messages d'alerte pour s'entraîner...


Ce qu'il ne faut pas dire


Une voiture a renversé un vélo, place de la République. Venez vite !


Ce qu'il faut dire


Allô, le 18 ? Bonjour, je m'appelle Frédéric Elmaced, je vous appelle du 05 56 75 56 77. Je me trouve

place de la République à Talence. Je viens d'être témoin d'une collision entre une voiture et un vélo.

Le cycliste est blessé. C'est un garçon d'environ 10 ans. Il est allongé sur la chaussée, ne parle pas et

ne bouge pas. Une personne l'a allongé sur le côté. Il y a des témoins qui font ralentir la circulation.

Que dois-je faire ?


Ce qu'il ne faut pas dire


Mon grand-père ne va pas bien. J'habite 15 rue des remparts à Strasbourg. Pouvez-vous venir ?


Ce qu'il faut dire


Allô, le 15 ? Bonjour, je m'appelle Frédéric Elmaced, je vous appelle du 03 88 60 99 99. J'habite 15

rue des remparts à Strasbourg, au 4e étage, porte 412. Pour ouvrir la porte, il faut composer le code

1362A à l'interphone. Mon grand-père est âgé de 74 ans. Depuis quelques minutes, il est faible, a des

sueurs et est pâle. Il a une douleur à la poitrine. Que dois-je faire ?


Ce qu'il ne faut pas dire


Nous sommes sur le terrain de foot municipal, à Saint-Ouen. Il y a un joueur sur le terrain, il doit avoir

une fracture. Il faudrait l'amener à l'hôpital !


Ce qu'il faut dire


Allô, le 18 ? Bonjour, je m'appelle Frédéric Elmaced, je vous appelle du 01 34 20 00 00. Je vous

appelle du terrain de foot municipal de Saint-Ouen, rue du général Leclerc. Un homme d'environ 45

ans s'est blessé en jouant. Il se plaint d'une forte douleur à la cuisse, et a un gros hématome. Il ne

peut pas se relever. Il est pâle et semble très angoissé. Que dois-je faire ?


Qu'est-ce que le 112 ?


Le 112 est le numéro d'appel unique des services de secours qui est utilisé dans la plupart des pays

européens. En France, l'appel au 112 est gratuit. Lorsque vous composez le 112, votre appel est

dirigé automatiquement vers un des services de secours du département. Ce service est variable

selon le département dans lequel vous appelez, ce peut être le SAMU ou les sapeurs-pompiers. La

mise en place du 112 est principalement destinée aux étrangers en déplacement en France, ou aux

Français à l'étranger. Sur le territoire national, il est donc recommandé de continuer à composer le 15,

le 17 ou le 18 en fonction de la situation.


Quand appeler le centre antipoison ?


Le centre antipoison peut vous renseigner en cas d'intoxication, par exemple par ingestion d'un

produit ménager. Il vous donnera la conduite à tenir en attendant l'arrivée des secours. Le numéro du

centre anti poison près de chez vous se trouve sur la première page de l'annuaire « pages jaunes »

de France Télécom.

Angers 02 41 48 21 21

Bordeaux 05 56 96 40 80

Lille 08 25 81 28 22

Lyon 04 72 11 69 11

Marseille 04 91 75 25 25

Nancy 03 83 32 36 36

Paris 01 40 05 48 48

Rennes 02 99 59 22 22

Strasbourg 03 88 37 37 37

Toulouse 05 61 77 74 47

Guadeloupe, Martinique, Guyane* 01 40 05 48 48

Réunion* 04 91 75 25 25

(*) : Les appels du public de Guadeloupe, Martinique, Guyane sont traités par le centre de Paris. Ceux

de La Réunion par le centre de Marseille.


Quel est le rôle des associations de secouristes ?


Vous rencontrerez parfois les volontaires des associations (Croix-Rouge française, Protection Civile...)

sur les terrains de sport ou au cours des grandes manifestations. Ils sont là à titre préventif et peuvent

intervenir efficacement en cas de problème. N'hésitez pas à faire appel à eux s'ils se trouvent sur le

lieu de l'accident dont vous êtes le témoin.

En savoir plus : voir les sites des associations de secourisme.


[1] En savoir plus sur les centres antipoison http://www.centres-antipoison.net>

 

 

 

Par Gégé C - Publié dans : secourisme - Communauté : Sécurité
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 23:46

 

  Attention aux insolations


Le soleil et vous

Profitez du soleil, et protégez-vous de ses effets négatifs


Le soleil émet en permanence un rayonnement qui, s'il n'était pas filtré par

l'atmosphère, serait mortel ! En effet, la couche d'ozone qui entoure la terre arrête les rayons

ultraviolets les plus dangereux. Les rayons ultraviolets qui restent, appelés UVA et UVB, ont

une action bénéfique. Ils provoquent le bronzage, et stimulent l'action de la vitamine D.

Hélas, en trop grande quantité, les rayons UVA et UVB ont aussi des effets négatifs :

il provoquent un vieillissement accéléré de la peau, caractérisé par une perte de souplesse de

l'épiderme, l'apparition de rides et de taches. Cela se voit en premier sur le visage et le dos des

mains ;

ils peuvent, au bout de plusieurs années, provoquer des cancers cutanés. Certains se soignent

bien (kératinocytes) alors que d'autres sont beaucoup plus graves (mélanomes malins).

Les mécanismes biologiques impliqués sont nombreux et encore incomplètement connus.

L'effet toxique le plus connu du soleil, c'est l'érythème, ou coup de soleil. Il provoque le plus souvent

de simples rougeurs, qui peuvent être douloureuses (sensation de cuisson). Mais il peut aussi

provoquer des signes qui ressemblent à une brûlure grave, qui s'accompagne de fièvre et de maux

de tête.

Un certain nombre de situations sont particulièrement dangereuses, car la quantité d'ultraviolets

arrivant au contact de la peau est importante. Il faut les éviter ou alors être particulièrement vigilant

et se protéger en conséquence.

Plus la distance parcourue par les rayons du soleil est faible, plus les rayons sont toxiques.

C'est pour cela que ces situations sont dangereuses :

des expositions entre 11h et 16h : le soleil est à la verticale ;

des expositions en altitude ;

des expositions en région tropicale.

Sur la neige et le sable, vous êtes exposé non seulement aux rayonnement direct du soleil mais

aussi au rayonnement réfléchi par la surface du sol.


Que faire pour éviter le coup de soleil ?


Deux précautions essentielles :

1. exposez votre corps progressivement,

2. utilisez des crèmes solaires.

Ainsi :

Les sujets roux ou ayant des taches de rousseur ne doivent pas s'exposer plus de 10 minutes le

premier jour, et peuvent augmenter l'exposition de 15 minutes par jour ensuite. Ils doivent utiliser une

crème écran total les premiers jours puis une crème haute protection.

Les sujets blonds ou à peau claire ne doivent pas s'exposer plus de 15 minutes le premier jour, et

peuvent augmenter l'exposition de 15 minutes par jour ensuite. Ils doivent utiliser une crèmehaute

protection les premiers jours puis une crème basse protection.

Les sujets à peau mate ne doivent pas s'exposer plus de 30minutes le premier jour, et peuvent

augmenter l'exposition de 30 minutes par jour ensuite. Ils doivent utiliser au moins une crème basse

protection.


Les crèmes solaires


Attention, aucune crème n'assure une protection à 100 %. L'indice de protection (IP) est déterminé

en laboratoire. Théoriquement, il est égal au rapport des temps d'exposition sans coup de soleil avec

et sans crème. Par exemple, si vous tenez 10 mn avant un coup de soleil sans crème, avec une

crème IP 8, vous tiendrez 80 minutes. Évidemment tout cela est très théorique !

L'application de crème solaire doit être renouvelée :

1. au moins toutes les deux heures ;

2. après un bain.

Attention, les frottements contre les serviettes de bain, vêtements... peuvent aussi éliminer la crème.

Lorsqu'un produit est réputé « résistant à l'eau », cela signifie qu'il est encore efficace pendant que

l'on se baigne. Par contre, après le bain, le séchage avec la serviette de bain élimine le filtre : il

faudra remettre du produit.

Il ne faut pas lésiner lors de l'application de la crème : une quantité abondante de produit est le

facteur le plus important d'efficacité. Une quantité trop faible réduit considérablement l'indice de

protection. L'application doit en outre être uniforme et effectuée 15 à 30 minutes avant l'exposition

au soleil.

Les filtres résistants à l'eau, avec un indice de protection élevé (FPS, facteur de protection solaire,

supérieur à 15) et spectre large (contre UVA et UVB) sont recommandés.

N'oubliez pas que les crèmes solaires ne remplacent pas la protection par un vêtement.


Les vêtements


Le port de vêtements qui arrêtent les ultraviolets, et plus particulièrement les textiles spécialement

conçus à cet effet, constitue une excellente protection contre les risques du rayonnement solaire.

Mais contrairement à une opinion répandue, certains textiles n'offrent qu'une protection limitée. Ainsi,

une chemise de coton de couleur claire n'offre qu'un facteur de protection solaire (FPS) de 10.

La protection est fonction de plusieurs critères : type et porosité du tissu, couleur, poids, épaisseur.

Coton et lin sont moins efficaces que les denim, lainages ou polyester, et les couleurs claires moins

protectrices que les couleurs foncées.


Attention à l'insolation


Elle se traduit par l'apparition de fièvre avec maux de tête et vomissement. En cas d'apparition de

ces signes, il est important de consulter immédiatement un médecin. L'insolation est particulièrement

dangereuse chez l'enfant en bas âge (0 - 3 ans), pour lequel il faut éviter une exposition directe au

soleil : mieux vaut qu'il se trouve toujours à l'ombre. Soyez attentif aussi au risque de déshydratation,

pouvant être mortel.


Et n'oubliez pas...


des lunettes de soleil adaptées sont indispensables, surtout sur la neige ;

de nombreux produits de maquillage et parfums associés au soleil peuvent provoquer des coups

de soleil intenses ou des taches pigmentées inesthétiques : évitez les cosmétiques !

certains médicaments et certaines maladies sont incompatibles avec une exposition au soleil. Si

vous êtes malade ou si vous prenez un traitement médical, renseignez-vous auprès de votre

médecin ou pharmacien ;

si vous souffrez d'herpès solaire ou d'allergie au soleil, n'oubliez pas votre traitement ou consultez

votre médecin ;

le meilleur moyen de se protéger contre les effets néfastes du soleil, c'est de ne pas s'exposer.


Que faire après un coup de soleil ?


Si c'est une simple rougeur, appliquez une lotion recommandée par un médecin ou un pharmacien.

En cas de coup de soleil sévère (particulièrement en cas de cloques, fièvre, malaise...) ou de lésion

des yeux, consultez impérativement un médecin. Attention, chez les enfants de moins de 10 ans, le

coup de soleil est particulièrement dangereux.

Association sécurité solaire : http://www.soleil.info/.


 

Par Gégé C - Publié dans : secourisme - Communauté : Sécurité
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 23:36

 

Vaccination


le tétanos

 


Une maladie mortelle

 

Qu'est-ce que le tétanos ?

 

Le tétanos est une maladie difficilement curable. Le germe responsable a été découvert en 1884.

Aujourd'hui, le tétanos reste une maladie répandue.

En 1966, l'O.M.S. estimait à 164000 le nombre de morts, chaque année dans le monde.

Le pouvoir pathogène du germe du tétanos est dû à une toxine qui agit sur le système nerveux.

Le malade ressent des contractures musculaires. Le tétanos commence par contracter les muscles

de la face (phénomène appelé trismus), puis les contractures

se généralisent. En raison de ces contractures, le corps décrit un arc de cercle, et le malade ressent

une douleur intense. La tête et le tronc se renversent en arrière, les bras et les jambes sont en

extension. Malgré les soins, le malade décède dans un cas sur deux, par asphyxie ou par arrêt du

coeur.

 

Comment risque-t-on le tétanos ?

 

Le germe du tétanos se trouve dans l'environnement rural ou urbain : terre, boue, poussière... Il est

donc présent quasiment partout. Toutefois certains départements sont plus infestés que d'autres,

par-exemple la Meurthe et Moselle, l'Allier...

Le germe du tétanos pénètre dans le corps à l'occasion de lésions de la peau, le plus souvent pas

des petites plaies ou des coupures légères qui semblent à première vue sans gravité.

Il est donc très facile de contracter le tétanos.


Comment se protéger ?


Bien entendu, il faut nettoyer toute plaie légère avec du savon puis un antiseptique. Mais cela ne

suffit pas toujours à éliminer le germe du tétanos, très résistant.

Il existe deux moyens de prévention du tétanos : le sérum, et le vaccin.

Le vaccin antitétanique est l'arme absolue. C'est un vaccin obligatoire en France. Il assure une

protection de très longue durée : 5 à 10 ans.


Le sérum est injecté par le médecin aux personnes susceptibles de s'être contaminé et qui ne sont

pas vaccinées ou qui ont oublié leur rappel antitétanique. Toutefois le sérum est moins efficace que

le vaccin. De plus son action ne se prolonge que quelques jours.


La vaccination est l'arme absolue contre le tétanos

 

Calendrier de vaccination antitétanique


Chez l'enfant

La vaccination est obligatoire. Elle est généralement associée à la diphtérie et la polio (vaccin DTP)

ou à la diphtérie, la coqueluche, et la polio (vaccin DT Coq Polio).

3 primo injections :

à 3 mois

à 4 mois

à 5 mois

Rappels

à 12 - 18 mois

à 6 ans

à 11 ans

puis tous les 10 ans (21 ans, …)


Chez l'adulte

Normalement, les rappels ont lieu tous les 10 ans. Si le rappel a été oublié, il peut être nécessaire de

recommencer la vaccination complète :

2 primo injections à 6 semaines - 1 mois d'intervalle

Rappels

après 1 an

puis tous les 10 ans

 

N'oubliez pas


La prévention du tétanos passe par un rappel de vaccin antitétanique tous les 5 ans (avant 11 ans)

puis tous les 10 ans. De quand date votre dernier rappel ?

Dossier vaccinations du ministère de la santé : http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/vaccins/.



Par Gégé C - Publié dans : secourisme - Communauté : Sécurité
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 23:20

 

Canicule

 

Recommandations lors des fortes chaleurs

 

Tous les conseils pour éviter le coup de chaleur et s'informer sur la pollution

à l'ozone

 

La chaleur expose aux risques de déshydratation, de coup de chaleur et

d'aggravation de maladies chroniques. Ces risques sont particulièrement importants et

d'évolution plus rapide chez les nourrissons et les personnes âgées qui sont plus exposés

aux risques de coup de chaleur et de déshydratation, car ils n'expriment pas la soif ou ne

peuvent accéder, sans aide extérieure, à des apports hydriques adaptés.

 

 

Conseils

 

Ainsi, il ne faut jamais laisser les enfants ou les personnes fragiles seuls dans une voiture ou dans

une pièce mal ventilée même pour une courte durée et il faut s'assurer, lors des déplacements en

voiture, d'avoir toujours de l'eau fraîche à disposition immédiate.

Tant pour les nourrissons ou les jeunes enfants, que pour les personnes âgées, il convient de leur

proposer régulièrement des boissons fraîches, en plus de leur régime alimentaire normal, même en

l'absence de demande, et au besoin les aider à boire.

Les nourrissons et les jeunes enfants doivent être dévêtus et il vaut mieux ne pas les sortir entre 12h

et 16h. Lorsque les nourrissons et les enfants sortent, leur tête doit être couverte. Pour les

nourrissons, il est conseillé d'augmenter la fréquence des bains (à une température de 1 à 2°C en

dessous de la température corporelle). Les bains (toujours 1 à 2° C en dessous de la température du

corps) et des brumisations peuvent aussi être utiles pour les personnes âgées.

D'une façon générale, il est conseillé de :

Porter des vêtements légers, amples, de couleur claire

Porter un chapeau

Eviter tout effort physique inutile

Eviter les expositions au soleil entre 12 et 16 heures (voir à ce sujet notre article : le soleil et vous)

Augmenter sa consommation en eau, par prise régulière (en effet, la déshydratation peut

rapidement conduire à une insuffisance rénale ou à son aggravation, ainsi qu'à la survenue de crises

de colique néphrétique)

Eviter les boissons alcoolisées, même faiblement, et les repas trop copieux

Aérer les pièces, les voitures et les locaux et occulter les fenêtres exposées au soleil durant la

journée

Utiliser les douches et les bains pour se rafraîchir

 

Les premiers signes de coup de chaleur sont caractérisés par :

un malaise,

des maux de tête,

une sensation de faiblesse ou de vertige,

une impression de fièvre...

 

Conduite à tenir.

 

Toute apparition de ces signes, surtout chez des personnes fragiles, nécessite de

donner immédiatement à boire et une mise au repos. En cas de persistance de ces symptômes, il

faut consulter un médecin.

 

 

Pollution atmosphérique à l'ozone

 

En outre, les conditions climatiques actuelles favorisent la pollution atmosphérique d'origine

photochimique dont l'ozone est le principal indicateur. Cette pollution a un effet irritant sur les

muqueuses oculaires et respiratoires et elle est susceptible de provoquer des crises d'asthme chez

les personnes asthmatiques, ainsi qu'une aggravation des autres pathologies respiratoires ou des

maladies cardio-vasculaires chroniques.

Il est donc conseillé :

De ne pas fumer

D'éviter tout effort physique inutile

D'éviter de manipuler des substances polluantes susceptibles d'aggraver l'exposition actuelle

(utilisation de solvants, de spray)

De respecter, pour les personnes atteintes de pathologies respiratoires ou cardio-vasculaires

chroniques, les traitements en cours et de consulter un médecin si une gêne respiratoire inhabituelle

apparaît.

La conduite à tenir et les consignes, tout particulièrement pour les responsables de collectivités,

notamment d'enfants, sont détaillées dans l'avis du 18 avril 2000 du Conseil supérieur d'hygiène

publique de France [1].

 

 

Des informations locales plus précises sur la situation de la pollution atmosphérique ainsi que les

messages sanitaires diffusés sont disponibles auprès des associations agréées de surveillance de la

qualité de l'air (cf. site de l'Ademe [' >2]), des directions régionales des affaires sanitaires et

sociales [' >3], et sur le serveur télématique 3615 Air Santé.

Vous pouvez également consulter sur le site de l'Ademe le bulletin quotidien de la qualité de l'air

 

Sources : Ministère chargé de la santé / DGS, ADEME - 12/08/2003

[1] Avis relatif aux conduites à tenir lors d'épisodes de pollution atmosphérique du 18 avril 2000 du Conseil supérieur

d'hygiène publique de France. En ligne : ...cshp-pollution.html>

[2] Site de l'ADEME : http://www.ademe.fr/>

[3] Site de ministère chargé de la santé : http://www.sante.gouv.fr/>

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Par Gégé C - Publié dans : secourisme - Communauté : Sécurité
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 17:40

Le décret n°2008-754 du 30 juillet 2008, publié le 1er août au Journal officiel, définit la mise en application de décisions annoncées lors du Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) qui s’est tenu le 13 février 2008, sous la présidence du Premier Ministre.

Ces mesures, annoncées par Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire, et Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des Transports, visent à renforcer la sécurité des usagers et à améliorer les conditions de partage de l’espace de circulation.


Améliorer la sécurité des usagers les plus vulnérables


Le décret précise la mise en oeuvre de décisions pour réduire l’exposition aux risques lors de déplacements routiers :

- Afin d’améliorer la sécurité des conducteurs amenés à sortir de leur véhicule en cas de panne ou d’accident, le CISR a décidé de rendre obligatoire la présence dans tout véhicule carrossé d’un gilet de sécurité et d’un triangle de pré-signalisation en complément des feux de détresse. Les cycles, les deux-roues motorisés, les véhicules à trois roues et quadricycles à moteur non carrossés ne sont pas soumis à cette obligation. Chaque conducteur doit conserver un gilet de sécurité à portée de main (dans la boite à gants par exemple) et le revêtir avant de sortir du véhicule pour installer le triangle de pré-signalisation qu’il placera à environ 30 mètres de son véhicule immobilisé.

  • Le décret fixe au 1er octobre 2008 la date d’entrée en vigueur de la sanction en cas de non-possession de ces dispositifs dans le véhicule. À compter de cette date, le non-respect de ces obligations sera passible, comme aujourd’hui en cas de non-utilisation des feux de détresse, d’une contravention de la quatrième classe, amende forfaitaire de 135 euros, amende minorée de 90 euros.

- Pour renforcer la sécurité des cyclistes, le CISR a décidé de rendre obligatoire le port d’un gilet de sécurité, pour tout conducteur et passager d’un cycle circulant hors agglomération, de nuit ou de jour lorsque la visibilité est insuffisante.

  • Le décret prévoit l’obligation de disposer d’un gilet de sécurité à compter du 1er octobre 2008. Tout conducteur ou passager d’un cycle non-revêtu de ce gilet à compter de cette date sera passible d’une contravention de la deuxième classe d’un montant de 35 euros, amende minorée de 22 euros.

Renforcer la lutte contre les risques liés aux stupéfiants

- Pour permettre des contrôles de l’usage de stupéfiants moins contraignants que ceux pratiqués actuellement (dépistage urinaire en présence d’un médecin suivi, si nécessaire, d’un dépistage sanguin) il a été décidé de s’orienter vers un dépistage simplifié de la drogue, notamment du cannabis, à partir de la salive.

  • Le décret prévoit la modification de plusieurs articles du Code de la route afin de permettre aux forces de l’ordre le dépistage de l’usage de la drogue au volant à l’aide des tests salivaires.

Les tests pourront être pratiqués par les forces de l’ordre au moment des contrôles routiers sans que la présence d’un médecin soit nécessaire.

Consolider la sécurité des transports de marchandises et de personnes

- Afin de promouvoir la sécurité routière dans les transports routiers, le CISR a décidé de sanctionner de manière spécifique l’utilisation d’un téléviseur, d’une console de jeux vidéo ou d’un lecteur DVD en situation de conduite.

  • Les peines encourues sont une contravention de la quatrième classe (amende forfaitaire de 135 euros, amende minorée de 90 euros), la confiscation de l’appareil et un retrait de deux points du permis de conduire.

- Pour renforcer la sécurité des transports routiers de marchandises, le CISR a décidé de limiter à 90 km/h la vitesse maximale autorisée de tous les ensembles de véhicules d’un poids total roulant autorisé (PTRA) supérieur à 3,5 t y compris lorsque le véhicule tracteur a un poids total autorisé en charge (PTAC) inférieur à 3,5 tonnes.

  • Le présent décret confirme l’entrée en vigueur de cette mesure.

- Afin d’améliorer la sécurité des transports de personnes, le CISR a décidé de limiter à 70 km/h la vitesse des véhicules de transport en commun transportant des passagers debout. En pratique, la mesure concerne l’exploitation de tous les autobus et des autocars avec des passagers debout pour lesquels la carte violette ou l’attestation d’aménagement prévoit des places debout.

  • Le décret prévoit l’obligation pour ces véhicules de porter, visible à l’arrière, l'indication des vitesses maximales qu’ils sont tenus de ne pas dépasser. Il s’agit d’astreindre les autocars aptes à transporter des passagers debout à porter un disque 70 à l'arrière gauche de leur carrosserie. Cette décision, recommandation du Conseil national des transports, est issue d’une concertation avec les autorités organisatrices de transport, les transporteurs et les associations.

Aménager des zones de circulation apaisée en agglomération

- Pour faciliter le déploiement d’espaces de circulation apaisée, le CISR a décidé d’introduire le concept de «zone de rencontre» dans la réglementation. L’objectif est d’assurer un meilleur partage de l’espace public entre toutes les catégories d’usagers et d’offrir une plus grande sécurité des déplacements urbains en favorisant avant tout la circulation douce en agglomération.

  • Le décret prévoit l’intégration de cette notion de «zone de rencontre» au Code de la route. Dans cet espace, les piétons sont prioritaires et n’ont pas l’obligation de circuler sur les trottoirs. Pour une cohabitation sécurisée entre les piétons et les véhicules motorisés, la vitesse est limitée à 20km/h. Afin de favoriser l’usage de la bicyclette, les cyclistes sont autorisés à circuler dans les deux sens des chaussées à sens unique situées dans les zones de rencontre et zones 30, sauf dispositions différentes prises par
    l’autorité détentrice du pouvoir de police de la circulation.
    Un nouveau panneau de signalisation signalera la «zone de rencontre».

Améliorer la cohabitation entre les différents usagers

Le décret confirme la décision du CISR d’introduire dans le Code de la route le principe de prudence de l’usager le plus «fort» vis à vis du plus faible ainsi que la notion de respect. Il s’agit de rappeler à l’usager motorisé la nécessité de redoubler de vigilance envers les usagers vulnérables, piétons, personnes âgées, cyclistes, etc.



LES ANNEXES

ANNEXE 1


La présence obligatoire d’un gilet et d’un triangle de pré-signalisation

à bord de tout véhicule carrossé en circulation

________________________________________________________________________

Synthèse

Le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR), réuni le 13 février 2008, a décidé de rendre obligatoire la présence dans tout véhicule en circulation d’un gilet de sécurité et d’un triangle de pré-signalisation (sauf les cycles, les deux-roues motorisés, les véhicules à trois roues et quadricycles à moteur non carrossés).

L’entrée en vigueur de la sanction s’appliquera à compter du 1er octobre 2008.

Dès à présent, les automobilistes sont invités à s’équiper pour les vacances d’été.

Cette mesure fait partie d'un ensemble cohérent de décisions prises par le CISR du 13 février 2008, afin de renforcer la sécurité des usagers les plus vulnérables.

Cette décision concerne quelques 36 millions de véhicules immatriculés en France et tous les véhicules étrangers qui circulent en France.

Le gilet doit être conforme à la réglementation en vigueur. Cette conformité est attestée par le marquage Communauté européenne « CE ». La conformité du triangle est certifiée par la marque « E 27 R ».

1. La décision

• Origine

En cas de panne ou d’accident, le conducteur qui sort de son véhicule est exposé au risque d’accident du fait d’une faible visibilité. Il doit donc être équipé afin d’être facilement repérable par les autres usagers. Son véhicule en difficulté doit également être mieux signalé de façon à prévenir du danger et éviter des accidents en chaîne.

A l’instar de nombreux autres pays européens, le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR), réuni le 13 février 2008, a décidé de rendre obligatoire la présence dans tout véhicule d’un gilet de sécurité et d’un triangle de pré-signalisation pour renforcer la sécurité des usagers de la route en situation d'arrêt d'urgence (sauf pour les cycles, les deux-roues motorisés, les véhicules à trois roues et quadricycles à moteur non-carrossés).

• Application

Cette obligation fait l’objet d’un décret. Le projet a été transmis le 9 mai 2008 au Conseil d’État. Il a été examiné par la section des travaux publics le 8 juillet 2008, qui a rendu un avis favorable sur l’ensemble du texte, et a été publié le 1er août 2008 au Journal Officiel .

L’entrée en vigueur de la sanction s’appliquera à compter du 1er octobre 2008. Le Gouvernement, très attaché à ce que chaque conducteur se protège davantage sur les routes, accorde ce délai pour permettre aux particuliers d'acquérir le gilet de sécurité et le triangle de pré-signalisation et aux professionnels d'équiper leur flotte.

Cependant, la Sécurité routière incite les particuliers à s’équiper du gilet et du triangle lors de leurs déplacements estivaux.

Cette décision concerne quelques 36 millions de véhicules immatriculés en France et tous les véhicules étrangers qui circulent en France.

• Sanction

Le non-respect de ces obligations sera passible, comme aujourd’hui en cas de non-utilisation des feux de détresse, d’une contravention de la quatrième classe (amende forfaitaire de 135 €, amende minorée de 90 €).

Chaque cycliste profitera aussi de l’été pour acquérir également un gilet de sécurité dont le port sera obligatoire la nuit et hors agglomération, ou de jours dans de mauvaises conditions de visibilité, à partir du 1er octobre 2008.

2. Le gilet de sécurité

• La conformité du gilet

Le gilet de sécurité est un vêtement de signalisation qui fait partie des équipements de protection individuelle (EPI). Il doit être conforme à la réglementation en vigueur.

Celle-ci résulte de la directive 89/686/CEE du Conseil de l’Union européenne du 21 décembre 1989, concernant le rapprochement des législations des États membres relatives aux EPI. Il s’agit d’une directive économique dite « nouvelle approche », qui fixe des exigences essentielles de santé et de sécurité.

Cette conformité est attestée par le marquage Communauté européenne « CE » apposé sur le gilet et par la présence d'une notice d'instruction. Ce marquage concrétise le fait que le modèle de ce vêtement EPI a fait l’objet d’un examen par un organisme notifié. Il suppose également que le fabricant a rédigé une déclaration de conformité.

Il existe actuellement deux normes : l’EN 471 : « vêtements de signalisation de sécurité pour usage professionnel » et l’EN 1150 : « vêtements de signalisation de sécurité à utilisation non professionnelle ». Les vêtements conçus selon l’une ou l’autre de ces normes conviennent pour les usagers de la route.

Remarque :

Si la campagne de communication de la Sécurité routière mettant en scène le couturier Karl Lagerfeld a mis l’accent le gilet de couleur jaune fluorescent, les gilets de sécurité peuvent être de différentes couleurs (jaune, vert, rouge, orange, rose).

Dans tous les cas, c’est la conformité à la directive européenne 89/686/CEE qui est demandée. Les deux normes ne sont que des moyens pour les fabricants de satisfaire aux exigences de santé et de sécurité exigées de la directive européenne.

• Le mode d'emploi du gilet

Le gilet de sécurité devra être porté par le conducteur avant de sortir du véhicule, de nuit comme de jour, quelles que soient les conditions de visibilité, après l’avoir immobilisé sur la chaussée ou ses abords à la suite d'un arrêt d'urgence. Le gilet doit être facilement accessible par le conducteur (dans la boîte à gants, sous le siège, dans le vide-poche, etc.).

3. Le triangle de pré-signalisation

• La conformité du triangle

Ce triangle doit être homologué conformément au règlement de Genève n° 27 en vigueur. Sa conformité est attestée par le marquage suivant apposé sur le triangle :

• Le mode d'emploi du triangle

Le triangle de pré-signalisation devra se trouver à bord du véhicule. Le conducteur devra l’utiliser lorsque son véhicule immobilisé sur la chaussée constitue un danger pour la circulation. Le conducteur devra le placer sur la chaussée, après avoir revêtu un gilet de sécurité, à une distance de 30 mètres au moins de celui-ci ou de l'obstacle à signaler. Si le véhicule est immobilisé en sortie d’un virage, le triangle doit être installé en amont de l’entrée de ce virage.

L'allumage des feux de détresse reste obligatoire, lorsque le véhicule en est équipé.

Et sur autoroute ?

Revêtir le gilet de sécurité participe à une démarche de sécurité ; le danger n’est pas écarté. Cette démarche n’exclut donc pas de se conformer aux consignes de sécurité à adopter dans certains cas.

Par exemple, sur autoroute, il est impératif de stationner son véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence, et si possible dans un refuge. Après avoir enfilé son gilet de sécurité, le conducteur doit sortir de son véhicule par le côté passager, et se placer de l’autre coté de la glissière de sécurité avant de rejoindre des bornes d’appels d’urgence aménagées tous les deux kilomètres.



ANNEXE 2

Le port obligatoire d’un gilet de sécurité par tous les cyclistes hors agglomération de nuit ou de jour par mauvaises conditions de visibilité

Cette décision du Comité interministériel de la sécurité routière du 13 février 2008 vise à renforcer la sécurité des usagers les plus vulnérables.

Les cyclistes sont les usagers de la route les moins visibles. Les feux dont sont équipés les vélos sont moins puissants que ceux des cyclomoteurs et des motos.

Ils sont notamment peu perceptibles de nuit hors agglomération en l’absence d’éclairage public.

C’est pourquoi il a été décidé de rendre obligatoire le port d’un gilet de sécurité par tout conducteur et tout passager d’un cycle, de nuit, ou de jour lorsque la visibilité est insuffisante.

Cette mesure entrera en vigueur à compter du 1er octobre 2008.

Le fait de ne pas respecter cette obligation sera passible d’une contravention de la deuxième classe d’un montant de 35 euros (22 euros pour l’amende minorée).

En 2007 60 cyclistes ont été tués en ville et 82 hors agglomération.

De plus, en dépit d’une diminution du nombre de cyclistes tués en 2007 de 21,5% par rapport à 2006, le nombre de cyclistes blessés a, quant à lui, augmenté de 2,7%.




ANNEXE 3

Le dépistage par test salivaire de la présence de produits stupéfiants chez les conducteurs


1. La définition


La loi n° 2003-87 du 3 février 2003, modifiant le Code de la route, a créé le délit de conduite d’un véhicule après usage de stupéfiants.

Cette infraction est établie par une analyse sanguine, précédée d’un dépistage, actuellement urinaire, effectué par un médecin en milieu hospitalier, cabinet médical ou véhicule médicalisé.

L’article L 235-1 du Code de la route punit cette infraction de 2 ans d’emprisonnement, 4 500 euros d’amende et d’un retrait de six points du permis de conduire.

S’il s’avère que la personne contrevenante se trouvait également sous l’empire d’un état alcoolique, ces peines sont portées à 3 ans d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende.

Le contrevenant encourt également une suspension de son permis de conduire pour une durée de 3 ans sans possibilité d’aménager cette peine (permis blanc). Le tribunal peut même décider l’annulation du permis de conduire du contrevenant avec l’interdiction pour lui d’en solliciter un nouveau pendant 3 ans.


2. Le contexte et les objectifs


La mise en oeuvre de ces contrôles s’avère contraignante, tant pour les forces de l’ordre que pour le corps médical ou les citoyens concernés.

En effet, ces tests nécessitent la mise à disposition d'un local respectant l'intimité de la personne (ex : véhicule sanitaire mobile ou conduite dans un commissariat) ainsi que la présence d'un médecin sur place. En l'absence de celui-ci, le contrevenant est dirigé vers un cabinet médical ou une structure médicale compétente.

Les forces de l'ordre procèdent à ces tests en cas d'accident mortel et peuvent le faire en cas d'accident corporel ou chaque fois qu'ils ont des raisons de soupçonner l'usage de stupéfiants par le conducteur. Celui-ci s'expose à des sanctions s’il refuse de se soumettre à ces vérifications.


3. La décision


Pour pallier ces contraintes et étendre les contrôles, il a été décidé de s’orienter vers un dépistage simplifié de la drogue, notamment du cannabis, à partir de la salive.

Le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Santé ont travaillé à la mise au point de tests de dépistage salivaires de produits stupéfiants, facilement utilisables par les forces de l’ordre au bord des routes. Le procédé consiste à recueillir de la salive au moyen d'un bâtonnet dont la couleur change si des traces de drogues sont détectées.

Un groupe de travail interministériel a été mis en place en septembre 2004 afin d’étudier la fiabilité des appareils proposés par les industriels.

Après examen, le groupe de travail a conclu à la nécessité de lancer un appel d’offres en mode de dialogue compétitif afin de faire émerger une offre industrielle fiable. Cet appel d’offre est placé sous l’égide du ministère de l’Intérieur

Lors du Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) du 13 février 2008, il a été rappelé la nécessité de renforcer la lutte contre les risques liés à l’alcool et aux stupéfiants. Le CISR a décidé d’instaurer une peine complémentaire obligatoire de confiscation du véhicule en cas de récidive de conduite sous l’influence de stupéfiants. Le juge ne pourra y déroger que par une décision spécialement motivée.

Les articles R.235-3, R.235-4 et R.235-12 sont modifiés afin de permettre aux forces de l’ordre le dépistage de l’usage de produits stupéfiants au volant à l’aide des tests salivaires.





ANNEXE 4

La vitesse maximale autorisée limitée à 90 km/h pour les ensembles de véhicules d’un poids total roulant autorisé (PTRA) de plus de 3,5 tonnes dont l’élément tracteur a un poids total autorisé en charge (PTAC) inférieur à 3,5t.

Certains véhicules, généralement des véhicules de type camionnettes, ayant un poids total autorisé en charge (PTAC) inférieur à 3,5 tonnes pouvaient accroître la charge transportée par l’ajout de remorques au véhicule tracteur. La vitesse maximale autorisée était alors celle du véhicule tracteur, à savoir 110 km/h. Outre la distorsion de la concurrence par rapport aux transports routiers par poids lourds, cette situation représentait un important enjeu de sécurité routière.

La mesure décidée par le Comité interministériel de la sécurité routière du 13 février 2008 a pour but de mettre fin à cette situation et faire en sorte que la limitation de la vitesse maximale autorisée à 90 km/h soit respectée, y compris par les ensembles de véhicules qui, en cumulé, ont un poids total roulant autorisé (PTRA) de plus de 3,5 tonnes.

Pour rappel, la limitation de la vitesse maximale à 90 km/h pour les poids lourds de plus de 3,5 tonnes a été prise par décret du 23 décembre 2006 et correspondait à la transposition d’une directive européenne.






ANNEXE 5

L’abaissement de la limitation de vitesse maximale à 70 km/h pour les transports en commun avec des passagers debout


L’article R. 413-10 du Code de la route stipule que hors agglomération, la vitesse des véhicules de transport en commun est limitée à 90 km/h. Cette vitesse maximale est relevée à 100 km/h sur autoroutes.

Le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) du 13 février 2008 a décidé d’abaisser la vitesse maximale autorisée des véhicules de transports en commun transportant des passagers debout à 70 km/h. Cette mesure s’inscrit dans un ensemble de mesures destinées à améliorer la sécurité dans les transports en commun de personnes.

Cette décision suit l’avis du Conseil national des transports (CNT) qui avait explicitement proposé de limiter la vitesse des véhicules de transport en commun transportant des passagers debout à 70 km/h au plus. Cette proposition repose sur le constat que les règles de construction tendent à différencier de plus en plus les autobus (où le transport debout est la règle pour permettre un transport massif et une desserte fréquente) et les autocars (conçus pour des distances plus longues et le transport de passagers assis et ceinturés)- avis du CNT sur la révision de l’arrêté du 2 juillet 1982 relatif au transport en commun de personnes.

En application de l’arrêté du 2 juillet 1982 relatif au transport en commun de personnes, ce sont les autorités organisatrices de transports qui s’assurent, sous leur responsabilité, que le véhicule est bien adapté au service effectué.

Par ailleurs, les transports en commun aptes à transporter des passagers debout seront astreints à placer un disque « 70 » à l’arrière de leur carrosserie.

Cette décision vise principalement les transports publics urbains de voyageurs qui peuvent être amenés à parcourir des distances hors agglomération (villes – aéroports etc…) où la vitesse autorisée est supérieure à 70 km/h.

Le CNT est un organisme de concertation, placé auprès du ministre en charge des Transports. Il est consulté sur les questions relatives à l’organisation et au fonctionnement des systèmes de transport de personnes et de marchandises terrestre, aérien et maritime. A ce titre, il exécute des missions d’études, notamment dans le domaine de la sécurité.

Concernant le transport de personnes, et plus particulièrement le transport d’enfants, le CNT, qui réunit l’ensemble des partenaires (transporteurs, salariés, autorités organisatrices, associations, administrations concernées…) a été à l’origine d’un certain nombre de décisions visant à améliorer la sécurité routière (le port obligatoire de la ceinture de sécurité, l’amélioration de la visibilité du véhicule, la formation du personnel de conduite, en particulier au transport d’enfants, l’encouragement à la présence et à la formation des accompagnateurs, la sensibilisation des enfants…). (www.cnt.fr)




ANNEXE 6

Les nouvelles zones pour une circulation apaisée en agglomération

________________________________________________________________________


Synthèse


Le comité interministériel de la Sécurité routière (CISR) réuni le 13 février 2008 a décidé d’introduire dans le Code de la route le concept de « zone de rencontre ».

Cette décision est l’aboutissement d’une réflexion globale menée par le comité de pilotage institué dans le cadre de la démarche « code de la rue » lancée en avril 2006.

Cette démarche vise à assurer un meilleur partage de l’espace public entre toutes les catégories d’usagers et à offrir une plus grande sécurité des déplacements urbains par le développement des modes de déplacements doux.

Malgré l’amélioration générale de la sécurité routière (près de 11 000 vies sauvées et 130 000 personnes blessées épargnées en cinq ans), on déplore encore 1 359 personnes décédées en milieu urbain et 67 780 personnes blessées en 2007.

Les piétons, cyclistes, cyclomotoristes et motocyclistes sont les principales victimes de ces accidents.


1. La cohabitation des usagers de la route en agglomération à ce jour


Les piétons et les cyclistes sont, en milieu urbain, fortement touchés par l’insécurité routière. En 2007, 27,8 % des personnes tuées en agglomération étaient des piétons et 4,4 % des cyclistes.

En termes d’usage de la voirie urbaine, un déséquilibre existe entre les différentes catégories d’usagers même si les pouvoirs publics encouragent la ré-appropriation progressive de l’espace public urbain par les modes de déplacement doux.

Jusqu’à aujourd’hui, le Code de la route ne proposait que deux outils réglementaires aux maires pour aménager des zones de circulation apaisée en agglomération : « l’aire piétonne » ou la « zone 30 » :


- Le caractère dédié de « l’aire piétonne » à une catégorie particulière d’usagers, les piétons, ne permet une mixité d’usage (piéton-véhicule) que pour un trafic automobile extrêmement limité.


- La mixité d’usage n’est que très « partielle » en « zone 30 » puisqu’une telle zone fonctionne sur le mode du partage physique de la voirie entre chaussée affectée aux véhicules et trottoirs affectés aux piétons.


Aucun de ces deux outils ne permet une totale mixité entre tous les usagers de la voirie urbaine : piétons, cyclistes, usagers motorisés, transport en commun…

C’est pourquoi la France, à l’instar de la Belgique, s’est engagée dans une démarche appelée « code de la rue ». Un comité de pilotage a été mis en place par le ministre des Transports le 18 avril 2006. Il rassemble des représentants d’associations d’usagers, de collectivités locales, les services concernés du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire et le CERTU (centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques).

Ce comité a étudié les améliorations et compléments possibles de l’actuel Code de la route dans l’optique de parvenir à un partage plus équilibré et sécurisé de l’usage de l’espace public urbain entre toutes les catégories d’usagers. 




2. Le concept de zone de rencontre introduit dans le Code de la route


Afin de créer des espaces ouverts de façon permanente à la circulation motorisée tout en étant à priorité piétonne, le comité de pilotage a souhaité introduire le concept de zone de rencontre dans la partie réglementaire du Code de la route. Ce concept existe déjà en Suisse et en Belgique.

L’objectif de cette zone est de rendre plus sûrs, plus attractifs, plus conviviaux certains espaces urbains en privilégiant la circulation des modes doux.

Dans une zone de rencontre, la priorité est donnée aux piétons qui n’ont pas l’obligation de circuler sur les trottoirs et la vitesse des véhicules motorisés est limitée à 20 km/h.

Il s'agit notamment d'assurer des déplacements en toute sécurité pour les usagers les plus vulnérables. Ainsi, lors d'une réunion avec les associations de handicapés le 6 juin dernier, la déléguée a indiqué que la DSCR souhaitait promouvoir pour les zones de rencontre des caractéristiques d'aménagement permettant aux personnes malvoyantes de garder tous leurs repères. Le CERTU prépare un guide technique d'aménagement, et des dispositions règlementaires (ne relevant pas du code de la route) seront étudiées afin de garantir l'application de ces principes sur le terrain.

La zone de rencontre pourra être envisagée dans les secteurs où les flux piétons sont importants, mais où il est impossible de s’affranchir totalement du trafic motorisé.

L’introduction du concept de « zone de rencontre » a nécessité la création ou la modification d’un certain nombre d’articles du Code de la route.

Un panneau de signalisation « zone de rencontre » sera prochainement ajouté à la réglementation.


3. La redéfinition des aires piétonnes et des zones 30


L'aire piétonne


Il a été décidé de renforcer la spécificité piétonne de ces zones en donnant la priorité formelle de circulation au piéton sur le cycliste. Seuls les véhicules motorisés nécessaires pour assurer la desserte interne de cette zone sont autorisés à y circuler. Tout conducteur de véhicule motorisé non autorisé à circuler sur une aire piétonne sera passible d'une amende de quatrième classe d'un montant de 135 euros (amende minorée : 90 euros).

La spécificité de circulation de l'aire piétonne fait qu'elle n'a pas besoin d'être aménagée ; seules les entrées et les sorties de la zone sont signalées.

Il revient à l'autorité détentrice du pouvoir de police de déterminer le caractère temporaire ou permanent de l'aire piétonne.


La zone 30


Une zone 30 délimite un périmètre urbain dans lequel non seulement la vitesse maximale autorisée est de 30 km/h pour tous les véhicules, mais où les aménagements visant à réduire la vitesse sont tels qu'ils favorisent la cohabitation apaisée de tous les usagers.

Le décret précise que cette zone est affectée à tous les usagers et vise à faciliter la traversée de la chaussée pour les piétons ainsi que la circulation des cyclistes, pourra se faire en double sens (sauf disposition particulière).

Le périmètre de la zone 30 ainsi que son aménagement sont fixés par arrêté du maire ou par arrêté conjoint du maire et du président de l'établissement public de coopération intercommunale (EPCI) après consultation de tous les gestionnaires concernés. 




ANNEXE 7

L’introduction du principe de prudence dans le code de la route


Il a été décidé de compléter l’article R 412-6 du code de la route qui précise désormais que tout conducteur doit « à tout moment, adopter un comportement prudent et respectueux envers les autres usagers des voies ouvertes à la circulation. Il doit notamment faire preuve d'une prudence accrue à l'égard des usagers les plus vulnérables ». Cette décision s’inscrit dans une série cohérente de mesures décidées lors du dernier Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) du 13 février 2008 afin de renforcer la sécurité des usagers vulnérables.

Le rappel de ce principe attire l’attention de l’usager sur la nécessité d’une prudence accrue envers les usagers vulnérables (piétons, personnes âgées, cyclistes etc.). Cette disposition rappelle également la notion de respect, nécessaire au renforcement de la sécurité sur les routes. Cette préoccupation figure déjà dans la convention de Vienne sur la signalisation routière du 8 novembre 1968, entrée en vigueur en France en 1977.

Cette décision s’inscrit dans la réflexion globale menée par le comité de pilotage institué dans le cadre de la démarche « code de la rue » lancée en avril 2006.

Cette démarche vise à assurer un meilleur partage de l’espace public entre toutes les catégories d’usagers et à offrir une plus grande sécurité des déplacements urbains en favorisant une circulation douce et apaisée. Elle exige un comportement exemplaire de la part de tous qui a motivé le rappel de ces principes dans le Code de la route.

En 2007, en France métropolitaine, malgré une diminution du nombre global de tués sur les routes de 1,9%, le nombre de piétons tués a augmenté de 4,9%, portant à 561 le nombre de piétons tués.

Le nombre de piétons blessés en 2007 est lui aussi en augmentation de 0,4%, de même que le nombre de cyclistes blessés, en hausse de 2,7%.




Pour les zones 30 existantes, la mesure n'entrera en vigueur que par un arrêté de l'autorité investie du pouvoir de police, qui devra être publié au plus tard le 1er juillet 2010 après mise en conformité de la signalisation (double sens cyclable) et des aménagements.

 


4. L'usage du vélo en ville facilité


Un trajet sur deux en voiture fait moins de 3 km en moyenne, et il ne faut que 15 minutes pour les parcourir en vélo (source : ADEME).

Cette nouvelle réglementation vise donc à favoriser l’usage de la bicyclette, les cyclistes étant autorisés à circuler dans les deux sens des chaussées à sens unique situées dans les zones de rencontre et zones 30, sauf dispositions différentes prises par l’autorité détentrice du pouvoir de police de la circulation.

La zone 30 est très appréciée par les cyclistes urbains car le différentiel de vitesse entre les véhicules motorisés et le vélo est moins important. La visibilité et le respect mutuel sont meilleurs.

 


Par Gégé C - Publié dans : la sécurité sur la route - Communauté : Sécurité
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 17:04

Deux nouveaux panneaux « zones de rencontre »

Pour faciliter le déploiement d’espaces de circulation apaisée, le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR), réuni le 13 février 2008, a décidé d’introduire le concept de « zone de rencontre » dans la réglementation. L’objectif est d’assurer un meilleur partage de l’espace public entre toutes les catégories d’usagers et d’offrir une plus grande sécurité des déplacements urbains en favorisant avant tout la circulation douce en agglomération (décret n° 2008-754 du 30 juillet 2008, publié le 1er août au Journal officiel définissant la mise en application de décisions annoncées lors du CISR).

Deux nouveaux panneaux de signalisation ont été créés (arrêté du 7 novembre 2008) qui permettent de délimiter de nouveaux espaces de circulation urbaines apaisée, baptisés « zone de rencontre ».


(GIF)

 

Dans une zone de rencontre, les piétons peuvent circuler sur la chaussée et ont la priorité sur tous les véhicules à l’exception du tramway. Tous les véhicules peuvent y circuler, mais sans excéder la vitesse de 20 km/h.
Toutes les chaussées, sauf exception, sont à double sens pour les cyclistes.



 

Par Gégé C - Publié dans : la sécurité sur la route - Communauté : Sécurité
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 01:09

Risques d'incendie de
véhicules et de feux de forêt

   On dénombre chaque année sur la route de très nombreux incendies de véhicules résultant d’un incident,
   d’une panne ou d’un accident. Dans ce dernier cas, les conséquences de l’incendie sont souvent
   dramatiques car les occupants peuvent périr brûlés.
   Selon une étude du Centre Européen de Prévention des Risques, pour ce qui concerne les poids lourds,
   3% du nombre total des accidents sont suivis d’un incendie, 8% des accidents mortels sont des accidents
   avec incendie, 80% des accidents avec incendie sont fatals aux occupants.
   Par ailleurs, ces incendies de véhicules, mais aussi la négligence de certains, peuvent avoir pour
   conséquence le démarrage de feux de forêt notamment dans les zones à risque du sud de la France.


Les incendies de véhicule

   Pour éviter les incendies de véhicule
• Faire contrôler régulièrement son véhicule au niveau des circuits d’alimentation et des circuits
  électriques, n’utiliser que des équipements agréés et faire vérifier leur montage par des
  professionnels.
• S’abstenir de fumer dans le véhicule.
• S’équiper d’un extincteur à poudre de classe ABC, susceptible d’éteindre tous les types de feux. Il
  peut être utile en cas d’incendie du véhicule mais aussi en cas d’incendie d’une caravane, d’une
  tente ou d’un début de feu de forêt (toutefois l‘obligation de disposer d’un extincteur ne concerne,
  en France, que les véhicules de transports de personnes et de marchandises).
• Éviter de s'arrêter sur un bas-côté d'herbes séchées en cas de fortes chaleurs.
• Éteindre son portable et ne pas fumer dans les stations services.
• Ne jamais fumer dans les tunnels.


En cas d’incendie de véhicule

• Maintenir à l’écart les occupants et les témoins : un risque d’explosion est toujours possible.
• Dans tous les cas, prévenir les sapeurs pompiers en faisant le 18 ou le 112 depuis un portable
  (attention à ne pas téléphoner en conduisant).
• Sur une autoroute, utiliser les bornes SOS de couleur orange et non les téléphones mobiles. Les
  postes d’appel d’urgence sont directement reliés à la gendarmerie d’autoroute ou au gestionnaire
  de réseau qui localise immédiatement l’appel et organise plus efficacement l’intervention des
  secours.
• Si le véhicule prend feu dans un tunnel, quitter le tunnel avec son véhicule. Si ce n'est pas
  possible :
- alerter les occupants des véhicules qui suivent,
- prévenir les secours en utilisant les téléphones de secours situés dans les niches
  régulièrement espacées,
- tenter d'éteindre le début d’incendie avec un extincteur situé dans la niche du téléphone. Si
  l'on n'y parvient pas, et qu'une fumée importante se dégage, quitter le véhicule et
  rejoindre, avec les passagers, les issues de secours. Ne revenir vers son véhicule que
  lorsque les services de secours l'autorisent.


Comment utiliser un extincteur

• Coupez le contact du véhicule.
• Ne jamais être contre le vent et attaquez le feu à la base (diriger l’extincteur face à la calandre
  d’un véhicule).
• Ne jamais soulever le capot de la voiture.
• En cas d’incendie trop important, attendre les sapeurs pompiers, ne pas prendre de risques
  inutiles.
• Ne pas oublier de vérifier régulièrement le bon fonctionnement de l’appareil (contrôler la date de
  péremption).
• Ne pas oublier de changer l’appareil après utilisation, même partielle (prise en charge à 100% par
  les assurances).


Les causes d'incendie

• Le gasoil, l’huile et l’essence, particulièrement volatiles, sont des produits très inflammables,
  toute fuite ou usure des circuits d’essence ou d’huile peut se traduire par un embrasement du
  véhicule dû à une étincelle ou à un échauffement anormal d’une de ses pièces.
• Les circuits électriques sont également de plus en plus nombreux dans un véhicule, au niveau de
  la batterie, de l’alternateur, du démarreur et des circuits hydrauliques (freins notamment). Ils sont
  propices à des courts-circuits qui peuvent dégénérer en incendie, notamment lorsqu’ils se
  produisent en roulant. Le développement d'éléments électroniques dans les véhicules multiplie ce
  risque par la présence de nombreux composants, notamment dans le tableau de bord, ce qui
  expliquerait l’augmentation constatée du nombre des incendies.
• «Le tuning » ou l’utilisation d’équipements non homologués et parfois mal montés conduisent
  également à créer des points faibles dans le véhicule, propices à des courts-circuits,
  cette pratique est fréquente chez les jeunes conducteurs, déjà particulièrement exposés au risque
  d’accident.
• La négligence est aussi une cause fréquente d’incendie. Par exemple, celle du conducteur en
  train de fumer et qui laisse tomber sa cigarette, dans un moment d'assoupissement. En se
  réveillant sous l'effet de la brûlure, le conducteur peut donner un brutal coup de volant et perdre le
  contrôle de son véhicule. Autre cas : les mégots de cigarettes mal éteints, jetés par les fenêtres et
  qui embrasent un autre véhicule.
• Certains lieux sont particulièrement sensibles et les risques d’incendie peuvent y prendre des
  proportions dramatiques. Il s’agit principalement des tunnels, des stations essence et des
  parkings souterrains.
• Pour les poids lourds, les risques d'incendie sont aggravés dans les longues descentes en raison
  d'un échauffement anormal des freins.


Les feux de forêt

  Pour éviter les feux de forêt :
• respecter les consignes de prévention ou d’interdiction fixées localement (interdiction de pénétrer
  dans les massifs forestiers, de faire du feu sous quelle que forme que ce soit, de fumer…) ;
• ne pas jeter de mégots par les fenêtres des voitures ;
• stationner sur des surfaces non combustibles, bituminées ou empierrées mais surtout non
  herbeuses (pour éviter les risques de mise à feu par des pots d’échappement catalytiques) ;
• si on est témoin d’un début d’incendie, alerter les sapeurs-pompiers en appelant le 18 ou le 112
  depuis un téléphone portable (indications à transmettre : localisation précise, description des
  abords : camping, lotissements…, direction prise par le feu).


A proximité d’une zone de feu, il convient de :

• s’éloigner de la zone touchée ;
• faciliter l’accès des moyens de secours, notamment en ne s’arrêtant pas sur le réseau routier ou
  autoroutier pour observer l’incendie .


En cas de fumées :

• allumer les feux de croisement ;
• fermer fenêtres et aérations ;
• rouler à vitesse réduite ;
• si l'on est rattrapé par le feu, rejoindre une zone dégagée si elle est à proximité (parking,
  secteur sans arbres ni broussailles ou zone déjà brûlée…) sinon restez sur la route ;
• dans tous les cas, rester dans son véhicule et allumer ses feux de croisement pour appeler
  l’attention des secours.


Sur autoroute, afin d’éviter les sur-accidents :

• ne pas s’arrêter, sauf consigne contraire des forces de l’ordre ;
• réduire sa vitesse en fonction de la visibilité ;
• allumer les feux de croisement ;
• fermer les fenêtres ;
• rester dans le véhicule.

Sources : Centre Européen de Prévention des Risques, Base de données événementielles du CNIR


Par Gégé C - Publié dans : la sécurité sur la route - Communauté : Sécurité
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